Quelle est la plus belle année du hip-hop? C’est ce que nous allons découvrir en dévoilant régulièrement, l’une des dix meilleures années du hip-hop dans l’ordre décroissant du classement.

#06 – 1995 – Bad Boy vs Death Row et l’apogée de New York

Albums classiques: Only Built For Cuban Linx de Raekwon – Liquid Swords de GZA – Doe or Die de AZ – The Infamous de Mobb Deep – Me Against The World de Tupac – Safe & Sound de DJ Quik – Lifestylez Ov Da Poor & Dangerous de Big L – E. 1999 Eternal de Bone Thugs N Harmony – 4, 5, 6 de Kool G Rap – Dogg Food de Tha Dogg Pound – Return to the 36 Chambers de Ol Dirty Bastard

Singles timeless: Shook Ones Pt 2 et Survival Of The Fittest de Mobb Deep – Brooklyn Zoo et Shimmy Shimmy Ya de Ol Dirty Bastard – Dear Mama, California Love et So Many Tears de Tupac – Keep Their Heads Ringin de Dr Dre – I Got 5 On It des Luniz – I Wish de Skee-Lo – Gangsta’s Paradise de Coolio – Fu-Gee-La des Fugees – M.V.P de Big L – Big Poppa de Notorious B.I.G – Ice Cream et Criminology de Raekwon – 1st Of The Month de Bone Thugs N Harmony – Feel Me Flow de Naughty By Nature – New York New York de Dogg Pound Gangsta – Last Dayz d’Onyx – Runnin de Pharcyde – Fast Life de Kool G Rap

Rappeurs à leur apogée: Tupac – Raekwon – GZA – AZ

Nouveaux venus: Mobb Deep – Bone Thugs-N-Harmony – Big L – The Roots

Underground’s Jewelz: Sittin On Chrome de Masta Ace – Labcabincaliforniade de Pharcyde – Dah-Shinin’ de Smif-N-Wessun – Do You Want More des Roots

 

Nous sous-estimons généralement la grandeur de 1995 parce qu’elle est inférieure aux deux années entre lesquelles elle était située. Et pourtant, c’est sans aucun doute la plus grande année de l’histoire du hip-hop new-yorkais. Et surtout, elle a gagné ce titre sans les albums de ses deux plus grandes stars, Biggie et Nas. Au lieu de cela, trois membres du Wu-Tang (Raekwon, GZA et Ol Dirty Bastard) ont sorti leurs premiers projets solo, et les deux premiers cités sont toujours considérés comme les meilleurs albums solo du Wu-Tang. Mobb Deep a présenté un classique qui nous a permis d’entrer dans les tristement célèbres quartiers de Queensbridge, AZ a montré son potentiel de véritable parolier avec Doe or Die, et Big L nous a fait découvrir le style de vie des pauvres et dangereux au rythme de ses punchlines. Au même moment, un vent de fraicheur nous venait de Californie avec le DPG et DJ Quik et de Cleveland avec les Bone Thugs N Harmony. Cerise sur le gateau, Tupac sortait ce qui est considéré par les fans de rap lyrical comme étant son meilleur album.

Mais l’événement majeur de l’année 1995 se déroula lors des Source Awards. Bien que la rivalité entre la côte est et la côte ouest n’en soit qu’à ses débuts, c’est cette nuit là que les lignes de combat sont tracées, lorsque Suge Knight monte sur scène et nargue Bad Boy et Puff Daddy, ce qui débutera officiellement le beef entre les deux labels des côtes opposées.

Coté divertissement, c’est cette année que sort Friday avec Ice Cube et on s’en voudrait de ne pas faire de clin d’oeil à Joey Badass qui viendra au monde.

 

Les critères de sélection:

Afin de déterminer la meilleure année du hip-hop, nous nous sommes concentrés sur sept critères différents.

1. L’état du rap game: Quels étaient les événements qui entouraient la culture à l’époque ?
2. L’influence sur le genre: Dans quelle mesure et de quelle manière l’année en question a-t-elle influencé le hip-hop ?
3. Le nombre d’albums classiques: Quelles ont été les sorties les plus importantes et les plus marquantes de l’année ?
4. Les singles timeless: Quels sont les singles sortis cette année là qui passent encore en boucle aujourd’hui ? (L’année de sortie de l’album peut différer avec celle du single)
5. Les rappeurs à leur apogée: A l’époque, quels MCs étaient au sommet de leur art ?
6. Les nouveaux venus: Quels rappeurs en devenir se sont fait connaitre cette année-là ?
7. Underground’s jewelz: Quelles pépites moins mises en avant ont fait leur apparition ?