Quelle est la plus belle année du hip-hop? C’est ce que nous allons découvrir en dévoilant régulièrement, l’une des dix meilleures années du hip-hop dans l’ordre décroissant du classement.

#7 – 2005: L’underground prend la relève suite à l’éclosion du south et du beef 50 Cent vs The Game

Albums classiques: The Documentary de The Game – Be de Common – Thug Motivation 101 de Young Jeezy – Late Registration de Kanye West – Tha Carter II de Lil Wayne

Singles: Ridin’ Dirty de Chamillionaire – I’m A Hustla de Cassidy – Diamonds From Sierra Leone de Kanye West – Touch It de Busta Rhymes – Hate It Or Love It et Dreams de The Game – Candy Shop de 50 Cent

Rappeurs à leur apogée: 50 Cent – Kanye West – Lil’ Wayne – Common – Tonedeff – One Be Lo – Blueprint – Jus Allah – Edan

Nouveaux venus: Young Jeezy – The Game – Medaphoar – Flipsyde

Underground’s jewelz: Archetype de Tonedeff, S.O.N.O.G.R.A.M. de One Be Lo, The Testament de Cormega, 1988 de Blueprint, All Fates Have Changed de Jus Allah, Beauty And The Beat d’Edan, Push Comes To Shove de Medaphoar, You Can’t Imagine How Much We’re Having d’Atmosphere, We The People de Flipsyde

 

Pour beaucoup, 2005 marquera un tournant décisif dans la direction que prendra le hip-hop. La retraite de Jay-Z ainsi que la pause d’Eminem, ont ouvert la porte à la nouvelle génération du rap. Le leader de la nouvelle école, 50 Cent, a sorti la suite de son classique de 2003, cette fois plus orienté r&b. The Game, Young Jeezy et Chamillionaire, ont rapidement atteint la célébrité grâce à leur premier album. Kanye West et Lil Wayne ont montré leur potentiel de pérennité avec respectivement leur deuxième et cinquième albums. Et enfin, le vétéran du hip-hop, Common, a sorti l’un des meilleurs projets de sa carrière.

L’éclosion du South allait se maintenir et permettre à toute une nouvelle génération de rappeurs non lyricaux de prendre place dans le rap game, au grand dam des puristes. En plus de ça, 2005 sera également marquée par le beef 50 Cent vs The Game, très médiatisé et dont les deux protagonistes se serviront pour leur promo personnelle tout au long de l’année.

Ces deux derniers points auraient du faire passer le ‘vrai hip-hop’ au second plan, mais c’était sans compter sur l’underground qui a littéralement sauvé l’année pour les amateurs de vrai rap: Tonedeff, One Be Lo, Blueprint, Edan, Atmosphere, Flipsyde, Cormega, Jus Allah et Medaphoar auront chacun sorti un classique qui aura amené un vent de fraicheur pour les uns, une claque lyricale pour les autres, et une ambiance street et hardcore pour les restants. Nas a eu beau s’inspirer de cette année ci pour déclarer que le hip-hop était mort, l’underground lui a fort heureusement donné tort, à condition de creuser et de débrancher sa radio.

 

Les critères de sélection:

Afin de déterminer la meilleure année du hip-hop, nous nous sommes concentrés sur sept critères différents.

1. L’état du rap game: Quels étaient les événements qui entouraient la culture à l’époque ?
2. L’influence sur le genre: Dans quelle mesure et de quelle manière l’année en question a-t-elle influencé le hip-hop ?
3. Le nombre d’albums classiques: Quelles ont été les sorties les plus importantes et les plus marquantes de l’année ?
4. Les singles timeless: Quels sont les singles sortis cette année là qui passent encore en boucle aujourd’hui ? (L’année de sortie de l’album peut différer avec celle du single)
5. Les rappeurs à leur apogée: A l’époque, quels MCs étaient au sommet de leur art ?
6. Les nouveaux venus: Quels rappeurs en devenir se sont fait connaitre cette année-là ?
7. Underground’s jewelz: Quelles pépites moins mises en avant ont fait leur apparition ?