Après la lettre d’excuses de Tekashi 6ix9ine et plusieurs lettres de sa famille, proches etc adressées au juge afin qu’il lui inflige une peine minime voir même qu’il le libère dès cet après midi, ce sont à présent deux lettres rédigées par deux victimes du rappeur et de son ancien gang qui ont été envoyées au juge dans le but de prendre en compte leur détresse et leur statut de victime dans l’énoncer de son verdict afin que 69 ne retrouve pas la liberté de si tôt et qu’il souffre, comme elles continuent de souffrir.

MAJ: OFFICIEL: Tekashi 6ix9ine condamné à 2 ans de prison




Ces deux victimes ont été volées par Tekashi et son crew en avril 2018 lors d’un vol à main armée en sortant des bureaux de This Is 50, dans ce que Tekashi avait reconnu être une vengeance envers le label Rap-A-Lot Records et son boss, J Prince.

Le problème est qu’ils ont confondu les cibles et que ces deux personnes étaient deux publicistes sans aucun lien avec Rap-A-Lot, et cette agression leur a encore laissé des traces aujourd’hui.

 

Une victime, grand-mère:

« Lorsque le vol s’est passé, ils sont arrivés en criant dans le hall: ‘Couchez-vous par terre, Fuck Rap-A-Lot.’ Je me suis sentie ciblée parce que je suis du Texas et Rap-A-Lot a contribué à ma communauté dans le passé et ce label, comme beaucoup d’autres, apparait sur mon cv.

A cause de tout ça, j’ai souffert de détresse émotionnelle et d’angoisse. J’ai eu beaucoup de mal à mettre l’incident derrière moi, souffrant de ce qu’on pense être un stress post-traumatique. En plus, il a mis en ligne sur les réseaux sociaux la vidéo de moi m’échappant des prises de ses thugs et elle est devenue virale, accumulant des millions de vues tandis que le public se marrait. Je suis avant tout une mère et une grand mère et c’est tellement difficile de décrire ce que c’est de survivre à ça. Je suis partie aussi loin que possible pour quitter le Texas, me cachant chez une amie proche pour échapper aux yeux attentifs du réseau de Tekashi 69.



Je vis chaque jour dans la peur alors que les infos parlent de sa libération. J’ai eu des terribles cauchemars pendant très longtemps. Je me réveillais en transpirant et en pleurant et j’allais voir mes enfants pour être réconfortée. J’ai encore des flashbacks parfois. Il y a des pensées dans ma tête qui sont des souvenirs me donnant l’impression que je vais mourir. Les battements de mon cœur s’accélèrent et je transpire et ensuite une image plus forte apparait dans ma tête et je deviens comme paralysée par la peur, incapable de quitter ma maison. Avec les vidéos prises ce jour là et qui continuent à générer des vues, c’est comme si je n’avais aucun échappatoire peu importe où je me trouve. »

 

Une deuxième victime, un homme de 33 ans:

« Je suis un ancien militaire et j’ai été témoin de pas mal de violence mais je n’ai jamais eu si peur que lorsque le flingue froid était pressé contre mon abdomen. A ce moment, ma vie a défilé devant mes yeux. Je pensais ne pas pouvoir dire au revoir à ma mère… Tout ce à quoi j’ai pensé était: ‘Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ceci?’ J’ai eu de la chance de pouvoir m’échapper par devant. 



Je suis devenu reclus, j’ai arrêté de travailler comme publiciste, j’ai minimisé le temps que je passe en public car j’ai toujours très peur pour ma vie. Pendant beaucoup de temps je me suis entrainé à enlever ces terribles souvenirs de mon esprit. Quand j’y pense ça me fait encore très mal. Chaque jour de ma vie je vis dans la peur constante que ses gars seront envoyés pour terminer le travail. Ca me fait tellement mal. J’ai choisi d’être là, mais je n’ai pas choisi d’être attaqué, mis en danger et ensuite humilié sur les réseaux sociaux. »