Suite à l’abandon de sa mère à l’âge de 11 ans qui l’a largué dans une maison de correction, DMX risquait de devenir une énième âme perdue du ghetto.

« Il n’y avait pas beaucoup de métier qu’on trouvait accessibles ou qui donnaient envie. La plupart d’entre nous allaient finir en prison, ou mort. »

Le beatbox

Earl allait passer 18 mois dans cette maison de correction, et c’est là qu’il a découvert un moyen de soulager son mal être: le Hip-Hop.

« J’ai commencé à faire du beatbox, je suis vraiment devenu bon. »

C’est d’ailleurs le beatbox qui a inspiré son nom de scène, la machine qu’il utilisait s’appelait en effet la « DMX Oberheim ».

Lorsqu’il a quitté la maison de correction, il a fait équipe avec un rappeur. Ils formaient ainsi un duo qui sévissait en battle. DMX et lui allaient partout dans le Yonkers à la recherche de quiconque voulait faire des battles ou beatboxer.

 

La drogue

Mais c’est également là que l’un de ses amis l’a trahi en lui donnant un joint dans lequel il il y avait de la coke.

« Ce n’était pas ce que je voulais faire, ça a vraiment tout foutu en l’air. Je savais que quelque chose n’allait pas. J’avais découvert par après qu’il y avait mis de la coke. C’est là que ça a commencé. »

Et il n’a pas fallu longtemps avant que fumer du crack devienne un aspect prépondérant de la vie de DMX.

« J’avais 14 ans, il a créé un monstre. Il a planté une graine, une graine qui avait besoin d’être arrosée. »

 

Pour se fournir la drogue, il devait gagner de l’argent. Et à l’époque, il ne connaissait qu’une seule manière de se faire du fric.

« On volait des gens », reconnait DMX.

Smokey Fontaine, auteur de la biographie de DMX: « Ca lui a donné l’urgence d’encore plus voler, c’était une faim qu’il devait assouvir. Et il a donc commencé à faire des choses qu’il n’avait jamais faites avant. »

 

La prison

« On a commencé à faire quelque chose qu’on surnommait « The Death Run », révèle DMX.

Collie Middleton, oncle de DMX, en dit un peu plus sur cette pratique: « On courait derrière des gens et on les attrapait par derrière et les étranglait jusqu’à ce qu’ils perdent connaissance. »

« On les frappait dans le dos, comme au football américain, boom. On se faisait leurs poches, et on continuait d’avancer », poursuit DMX.

Et ce n’était bien sur qu’une question de temps avant qu’il se fasse arrêter.

« Quand on est allé au commissariat, ils nous ont montré des croix sur une carte qui représentaient les endroits où les vols ont eu lieu. Et ça faisait un cercle autour du quartier dans lequel on vivait, donc on n’avait pas été très malin. »

 

A l’âge de 14 ans, DMX se faisait donc arrêter pour la première fois, et a été placé dans un centre de détention. Mais ce fut lors de cette incarcération que DMX a réalisé qu’il voulait écrire ses propres textes, comme vous pourrez le lire dans un prochain article.

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