En plein procès de R Kelly où les victimes / témoins se succèdent à la barre et racontent les horreurs commisses par le chanteur, il est important de se rappeler que ce dernier connaissait l’ampleur des dégâts qu’allaient avoir ces témoignages, et il voulait empêcher ça à tout prix.

Depuis son arrestation en 2019, Kelly et sa team ont cherché à connaitre l’identité de ces témoins surnommées ‘Jane Doe’ à cause de leur volonté de rester anonyme. Les avocats du chanteur avaient alors demandé au juge de révéler leurs identités pour pouvoir – d’après eux – mieux préparer le dosser, tandis que les procureurs craignaient qu’il n’en profite pour les menacer afin de les réduire au silence.

Pour prouver leurs craintes, ils avaient envoyé au juge une lettre de menaces adressée à une autre de ses victimes répertoriée en tant que Jane Doe 6. (On ne sait pas de quand date la lettre).

En plus de la lettre, des screens de conversations entre lui et cette victime ainsi que des photos dénudées d’elle avaient été jointes pour la faire chanter afin qu’elle ne porte pas plainte.

 

Le média AllHipHop a réussi à obtenir une partie de la lettre dont voici la traduction:

« Si elle persiste à porter plainte elle sera sujet à l’opinion publique durant l’enquête. Par exemple, mon équipe d’avocats est préparée à demander des tests médicaux prouvant l’origine de ses allégations de maladies sexuellement transmissibles, ainsi que 10 témoins masculins témoignant sous serment de sa vie sexuelle et les enregistrements complets de ses échanges de textos et conversations sur Facetime qui seront authentifiés afin de s’assurer qu’il n’y ait aucune omission ni suppression.

Si (nom de Jane Doe #6) se soucie vraiment de sa propre réputation elle devrait cesser sa participation et son association avec les organisateurs de cette campagne négative. »

Créateur et administrateur d'Adramatic Hip-Hop Pour toute demande (sérieuse) de promotion: adramatic(at)gmail.com