Memphis Bleek était de passage dans l’émission Drink Champs de N.O.R.E et lors de leur conversation, l’ancien protégé de Jay-Z a fait quelques confidences sur la fortune que son mentor possédait avant même de débuter sa carrière dans le rap:

« Un jour j’étais chez lui avec des meufs et Hov n’était pas là. J’avais besoin d’argent, et je lui ai téléphoné pour lui en demander: ‘Je suis fauché, j’ai besoin de 100$’ Jay-Z a répondu: ‘Ok, écoute, va dans ma chambre dans ma table de nuit. Dans mon tiroir du haut se trouvent les billets de 100$. Yo Bleek, je sais combien d’argent j’ai, donc prends juste un billet de 100, c’est tout.’ Donc je réponds: ‘Ok, cool, pas de problème’. Je monte dans la chambre, je me dirige vers la table de nuit, j’ouvre le tiroir et je vois un énorme tas de billets de 100. »



« Un tiroir entier remplis de billets de 100. Donc je me disais: ‘Bordel Bleek, pourquoi t’as juste demandé un billet? Qu’est-ce qui cloche avec ton moi gars? Ok, je vais prendre juste un billet, parce que je ne veux pas de problème.’ Je ne voulais pas que ces négros fassent genre: ‘Bleek est un voleur’ Je ne suis pas ce genre de gars. Je préfèrerais aller le chercher avec un flingue que d’aller voler. Donc j’ai juste pris un billet. »

 

Après être redescendu, une idée lui est venue:

« Donc je suis en bas, prenant du bon temps avec les meufs, et soudain, mon esprit me dit: ‘Va voir les autres tiroirs’ Donc je monte et j’en ouvre un: des billets de 100. J’en ouvre un autre, billets de 100, un autre, des billets de 50. Chaque tiroir était rempli. Des billets de 100 et de 50. Ensuite t’arrives au tiroir où il y avait seulement des billets de 20. Et je me disais: ‘Bleek, encore une fois, pourquoi t’as demandé que 100$? Négro, 500$, c’était ça dont t’avais besoin, quelque chose comme ça.’ Mec j’étais dégoutté. »

 

C’est à ce moment là qu’il a su que Jay-Z était destiné à faire de grandes choses et qu’il devait à tout prix rester proche de lui:

« Et c’est là que j’ai su, ce jour là, que je devais être impliqué avec eux. Peu importe ce qu’ils faisaient, je devais en être! Ma mère me punissait quand je trainais avec Hov et les autres: ‘Qu’est-ce que tu fais avec eux? Ce sont des adultes! Tu n’es pas censé être là bas! Rentre à la maison!' »




« Je me disais: ‘Je m’en fous, elle me bottera le cul quand je rentrerai, mais je veux apprendre d’eux.’ Par contre je n’ai toujours pas de tiroirs remplis de billets de 100 et de 50, et je ne sais toujours pas ce qu’ils faisaient pour avoir autant d’argent. »