Ja Rule est revenu sur son clash avec 50 Cent, et a évoqué à quel point la collaboration de 50 Cent avec les fédéraux a bousillé son label Murder Inc.

Dans une interview accordée à l’émission ‘People’s Party’ de Talib Kweli, Ja Rule s’est vu demander si le hit « New York » avec Jadakiss et Fat Joe a contribué à faire reparler de sa musique au lieu de son beef avec 50 Cent, et le rappeur de Murder Inc. n’en était pas sûr:

« Je ne sais pas, parce que le son était un genre de disstrack », répond Ja. « Le couplet visait 50. Je pense que c’était un moment bizarre pour moi. Je le comprends maintenant. Le nouveau rappeur chaud débarque. Ça faisait alors trois albums que je tuais tout, sur chaque station de radio, tout. Les gens en ont parfois marre de toujours écouter le même artiste. »

 

« Beaucoup de choses en coulisses que les gens ne savent pas »

« Quand il est arrivé et qu’il a attaqué mon style et mon personnage, les gens l’ont suivi » continue Ja. « Il était avec des mastodontes avec Interscope, Eminem et Dre. Il y avait beaucoup de choses en coulisses que les gens ne savent pas. Beaucoup de combats de cadres entre Lyor et Jimmy Iovine, se battant pour la position de Doug Morris. Il se passait beaucoup de choses. Ça a été une période difficile pour moi. En plus de tout ça, les gens aiment laisser cette partie de l’histoire de côté, mais les fédéraux enquêtaient sur nous. C’est la plus grosse partie de l’histoire! »

 

« Ils bousillent votre monde », révèle Ja. « Ils ont tout fermé chez Murder Inc. Les gens aiment créditer 50 (pour avoir achevé Murder Inc). Mec s’il te plait, faut arrêter. On a vu une centaine de milliards de clash dans le rap. Il n’y a jamais eu une seule personne qui a réussi à stopper un label entier. Ce qui nous a vraiment fait mal, c’était les fédéraux. Quand les fédéraux viennent, ils prennent toutes vos ressources. Ils prennent votre argent. Ils prennent les gens qui vous donnent de l’argent et coupent vos liens avec eux. Def Jam a coupé tous ses liens avec nous. Nous n’avions plus rien, et ensuite ce n*gro était en mode attaque. »

 

« 50 jouait des deux côtés »

« Je me fiche de ce que les gens disent », continue-t-il. « 50 jouait des deux côtés de la barrière. Il jouait les victimes auprès des fédéraux et de la police, disant de nous ‘Ces types qui sont avec Supreme Mcgriff m’ont fait ça, m’ont fait tirer dessus.’ Et puis il jouait le rôle de la brute. Le rôle du dur à cuire. Pour moi, c’était un moment très difficile. Une chose difficile à vivre quand tout était en train de s’écrouler. »

 

Ja s’est alors plaint de ne pas avoir pu enregistrer les sons qu’il voulait faire, sans doute ceux d’une nature thématique plus violente, étant donné que les fédéraux le surveillaient, lui et toute son équipe. « Au moment où j’ai pu faire ces sons, il avait déjà gagné », conclut Ja en rigolant.

Regardez l’interview ci-dessous:

Amateur de hip-hop américain et français et plus généralement d'urban. Top 5: Tupac, Biggie, Eminem, Nas, Ice Cube