Dans une interview accordée à VladTV, Fat Joe revenait sur le décès tragique d’XXXTentacion et condamnait ceux qui tuent pour voler.

« Regarde ce qu’il s’est passé avec XXXTentacion, horrible ce qui est arrivé à ce gamin », commente Fat Joe. « Il faisait son truc, il faisait sa musique, il avait des fans, horrible ce qui lui ont fait. Pourquoi ne pourrait-il pas se balader sans gardes du corps? »

 

Vlad dit ensuite que c’est risqué de sortir avec autant de biens de valeurs sur soi:

« Mais il leur montre que tu peux réussir en partant de rien », répond Fat Joe.

 

« Peu importe d’où tu viens, c’est de là que tu te fais le plus détester »

Il y a quelques temps, Boosie Badazz a admis avoir du quitter Baton Rouge en Louisiane à cause des risques de se faire tuer pour son argent:


« Peu importe d’où tu viens, c’est de là que tu te fais le plus détester. La plupart des rappeurs meurent dans leur ville. Tu as des haters qui étaient à l’école avec toi et ils ont la rage parce qu’ils étaient dans la même classe que toi mais ils n’ont pas réussi aussi bien. »

 

Vlad et Fat Joe ont ensuite une discussion sur la chaine que le rappeur porte lors de l’interview:

Vlad: « Les gens t’aiment dans le Bronx, mais ta chaine peut changer la vie de quelqu’un. »

Fat Joe: « Cette chaine ressemble à la mère, à la soeur, au chien, au cousin de n’importe qui et ils ne vivront pas si ce n’importe qui essaie de me prendre cette chaine. Toute l’existence de ta famille sera exterminée. »

Vlad: « Une seule personne stupide et en colère peut t’enlever ta vie pour cette chaine. »

Fat Joe: « Pourquoi ne pouvons pas inspirer les gens? C’est malheureux. »

 

Fat Joe veut inspirer les gens

Le rappeur essaie en effet à être un modèle pour les gens qui veulent s’en sortir:

« Pourquoi ne peux-tu pas inspirer les gens? Le problème c’est que tout le monde veut devenir riche, célèbre, sortir du ghetto. Mais il ne s’agit pas de qui devient riche, et part du ghetto. Ce qui compte c’est celui qui est riche, part du ghetto et qui revient vers les gens du ghetto et qui leur dit que si il a réussi c’est qu’ils peuvent également réussir. C’est pour ça que j’ai ouvert des sociétés à Washington, et une dans le Queens. Je montre aux gamins que tu peux survivre, que tu peux réussir et inspirer les autres à réussir. C’est mon but. »

 

« Tu n’as pas à le tuer »

Vlad rappelle à Fat Joe que lui aussi a été jeune et qu’il a peut-être été tenté:

« Mais dans la réalité, quand t’avais 17 ans et que t’avais faim et que des rappeurs passaient par là, je suis certain que toi ou ton crew étaient tentés. »


« Tu n’avais pas à tuer le gars », rétorque Joe. « T’avais juste à le voler. Quelque chose que j’ai toujours détesté c’est quand quelqu’un vole un autre, il te donne ses bijoux et tu lui tire dessus après, c’est insensé. Tu te prends pour Dieu sur terre, tu mets un terme à la vie de quelqu’un. Certaines personnes sur terre sont des monstres, de vrais monstres, ils violent des enfants, kidnappent des femmes, ils pressent la gâchette et abattent des gens sans raison. Ces gars sont des monstres, et ils ont la rage envers tout le monde. Et la plupart d’entre eux sont des moches, ils ne sont pas beaux. Ceux qui tuent sans aucune raison, ils sont super laids. »

 

Fat Joe veut que les tueurs soient exécutés au lieu d’être arrêtés

S’en suit alors une conversation sur la peine de mort:

Vlad: « Tu dirais qu’ils devraient mourir? »

Fat Joe: « Ouais ils devraient, tu vas tuer des gosses innocents qui vont à l’école et tu n’es pas censé mourir? Tu n’es même pas censé l’arrêter. Si un gars tue un flic, que Dieu me pardonne parce que je connais beaucoup de bons policiers. Si un gars tue un flic, on sait tous que les chances pour que ce gars aille en prison sont minuscules, ils vont le tuer. Ils vont lui tirer dessus une centaine de fois, ils vont l’abattre. Il a tué un policier, il l’a enlevé à sa famille, donc ils vont le tuer. Pourquoi ne peut-on pas faire la même chose avec ceux qui tirent dans des écoles? Ils ne devraient même pas être en garde à vue. Il a tué 18 enfants, 24 enfants, tuez-le! Il n’y a pas à discuter. »