En 1994 à l’âge de 23 ans, la vie de DMX s’écroulait. Enfermé derrière des barreaux, ses espoirs et ses rêves étaient mis sur pause. Jusqu’à ce qu’un soir, il ait une vision:

« Je ne peux pas te dire ce que j’ai vu. C’est comme si ce que j’avais vu c’était d’une certaine manière transformé en mots. Ca s’est gravé dans mon cerveau et je me rappelle de tout. Je suis venu te voir affamé et fatigué, tu m’as donné de la nourriture et m’a laissé dormir. Je suis venu te voir en étant faible, tu m’as donné la force et c’est profond. »

C’était la première prière que DMX a écrite, et ça n’allait pas être la dernière.

« Je suis entré en termes avec la route que Dieu m’a donnée. Et lui me faisant savoir que ça n’avait pas besoin d’être si difficile que ça l’était m’a permis de laisser échapper beaucoup de blessures, et m’a fait réaliser que malgré ce que j’ai enduré, malgré ce que les gens pensent que je suis, je vais bien. »

 

Ruff Ryders

Après presque un an passé en prison, un nouveau DMX en est sorti. Il a retrouvé sa copine et leur fils de deux ans, et il s’est redédié au rap afin de subvenir aux besoins de sa famille.

« C’est ce qui m’a inspiré de continuer à faire du rap, donc j’ai simplement continuer à en faire. »

Alors qu’il s’était fait un nom dans la rue, DMX a signé avec un jeune groupe de management: Ruff Ryders.

Darrin Dean, co-fondateur de Ruff Ryders: « Il était de la rue, on était de la rue, donc on s’est vus l’un dans l’autre. »

 

Avec DMX en tête d’affiche, le groupe s’est vite retrouvé dans le radar de Irv Gotti:

« La passion, la façon dont il rappait, cette animation lorsqu’il rappait. J’étais genre: ‘Ce gars est farfelu’ donc j’ai tout de suite dit: ‘Je suis d’accord pour faire ce que tu veux, allons-y!’ « 

Ils l’ont ensuite envoyé faire des battles:

Joaquin Dean, co-fondateur de Ruff Ryders: « X faisait des battles contre n’importe qui, contre tout le monde. »

 

C’est également à cette période qu’il a sorti Up To No Good.

 

Trop street pour les labels

Malheureusement, ce n’était pas suffisant pour motiver un label à le signer.

Darrin Dean: « Il était tellement street que la plupart des gens de l’industrie n’étaient pas autant dans la rue qu’il l’était. »

 

« J’avais l’impression d’avoir fait des battles contre tout le monde, mais on aurait dit que personne ne reconnaissait mon talent », peste DMX.

 

Joaquin Dean: « Ils ont entendu son passé et les choses qu’il a faites et ils ne voulaient pas s’attacher à ca. »

 

Et ils n’avaient pas tort, car même si le rappeur pouvait compter sur Dieu et le Hip-Hop pour s’en sortir, ses méfaits et sa consommation de produits interdits étaient toujours présents, comme vous pourrez le lire dans la prochaine partie.

 

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