50 Cent poursuit son ancien artiste Young Buck pour 250.000 dollars devant le tribunal et n’a pas manqué d’informer le juge que le rappeur sollicitait des dons de ses fans via internet.

Selon des documents judiciaires, les avocats représentant le patron du G-Unit avait demandé à un juge fédéral de rejeter le chapitre 7 de Buck plus tôt cette année. Dans la loi américaine concernant la faillite, le chapitre 7 peut-être invoqué afin que l’endetté (Buck) puisse être libéré de la plupart de ses dettes si il se trouve à la limite de la pauvreté.

Et pauvre, il affirme l’être: Buck a en effet déposé son dossier en janvier 2020, déclarant des actifs d’un montant total de 5.761 $. Il doit 415.892,04 $ en arriérés d’impôts et 52.955,54 $ en pension alimentaire impayée. Devant le tribunal, il a déclaré au juge que ses actifs comprenaient 100 dollars de vêtements et 100 dollars de bijoux.

Le rappeur connaît des problèmes juridiques et financiers depuis des années. En 2019, il a été arrêté pour ne pas avoir payé de pension alimentaire pour ses enfants. Il est sorti de prison en mai 2020 et a immédiatement dû se concentrer sur ses problèmes financiers.

 

50 affirme avoir prêté à Buck 250.000 dollars lorsqu’il a signé avec G-Unit. Non seulement le boss du label envisage de poursuivre son ancien artiste, mais il a également déposé une motion de rejet dans laquelle il demande que la tentative de Buck d’invoquer le chapitre 7 soit rejetée.

Il veut pouvoir attaquer Buck sans que le tribunal protège ses biens. Dans son dossier, 50 affirme que la faillite de Buck devrait être rejetée en raison de sa « distribution illégale de la propriété intellectuelle de G-Unit ».

50 explique que le contrat de Buck signé en 2014 lors de sa réunification avec le G-Unit l’obligeait à sortir deux albums. Le deal devait durer 2 ans mais ne débutait qu’après la livraison du premier album. 50 a dit que Buck n’a pas sorti d’album et que son contrat est donc toujours en vigueur.

 

50 accuse également Buck d’avoir uploadé les chansons suivantes sur ses réseaux sociaux et autres plateformes de streaming sans autorisation: « Skyscraper », « No Pain », « Road Trip », « All We Do », « Yes Indeed » et « It’s Alright ».

50 dit que depuis que sa demande de faillite a été déposée, Buck a continué d’enfreindre son contrat en tournant un clip vidéo et en sortant une mixtape de sept chansons.

Il souligne également que son artiste a demandé des dons à ses fans via Cash App. Le rappeur soupçonne Buck de cacher l’argent qu’il a reçu afin qu’il n’apparaisse pas dans ses actifs déclarés.

De son côté, Buck s’est défendu en affirmant que les menaces juridiques de 50 l’empêchaient de gagner de l’argent et « ont conduit à sa situation financière actuelle ». Cependant, l’interprète d’In Da Club assure que Buck ne devrait s’en prendre qu’à lui-même pour la situation dans laquelle il se trouve.